Soudainement, le néant, le vide, l'effroyable vent glacial.
Elle n'aime pas quand cela arrive. Mais c'est inévitable, ça arrive.
Je n'ai pas mal, me dit elle, avec assurance,
et je la voit partir dégueuler sa vie.
Sa vie, qu'elle a remplit cinq minutes plus tôt avec tout ce qu'elle trouvait sur son passage.
Je n'ai pas mal, tenant de se convaincre elle même,
elle je l'entend sangloter sans que rien ne puisse la consoler.
Tu empestes le vomi, je lui dit, avec agacement.
Elle part changer de t shirt et se brosser les dents.
Du parfum, du fond de teint. Ni vu, ni connu.
Elle n'aime pas quand cela arrive. Mais c'est inévitable, ça arrive.
Elle n'a jamais été mince, c'est sa sécurité,
mais ne voit-elle donc pas qu'on rentre quand même chez elle
comme un couteau dans le beurre salé ?
Pleure, ça va passer, j'ordonne, à la petite fille qui me fait pitié.
Je ne suis pas capable de l'aimer.
Je n'ai pas mal, elle ne se lassera jamais de me l'affirmer.
...Menteuse.